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Portrait de Bernard et Catherine Pallard

Leur plus grande fierté : avoir ouvert des prairies sur Creïzic, comme des fenêtres sur la mer. Bernard et Catherine Pallard veillent avec passion et dans un souci de préservation, sur leur île du Golfe du Morbihan. Une île et un trésor… de biodiversité.

On ne s’imagine pas autant d’univers sur à peine 3,5 hectares… L’île a une existence propre, c’est vraiment de cette façon que je la ressens.

Leur plus grande fierté : avoir ouvert des prairies sur Creïzic, comme des fenêtres sur la mer. Bernard et Catherine Pallard veillent avec passion et dans un souci de préservation, sur leur île du Golfe du Morbihan. Une île et un trésor… de biodiversité.

Son dos vert émerge entre l’Île-aux-Moines et Berder. Depuis Larmor-Baden, il faut un bon quart d’heure pour se rendre sur Creïzic, à bord du canot bleu de Bernard Pallard. Rocher d’à peine 3,5 hectares, cerné par les parcs à huîtres, l’île est dans sa famille depuis sept générations. Sur le rivage, Catherine, son épouse, salue l’arrivée du bateau d’un signe de la main… « Bienvenue sur Creïzic ! ».

Bernard et Catherine vivent presque la moitié de l’année sur leur île. Dans l’ancienne maison de travail des ostréiculteurs, le confort est certes sommaire mais l’atmosphère, chaleureuse. Un café chauffe sur le réchaud, le bois crépite dans la cheminée. Et, grâce au groupe électrogène, « on a même deux ampoules, chacune la nôtre, pour lire le soir », plaisante Catherine. UN INVENTAIRE PRÉCIS DES ESPÈCES « Il y a 30 ans, l’île n’était qu’un fourré épais », se souvient Bernard. Pris de passion pour ce patrimoine, les Pallard l’ont reconquis, m² par m². « Au début, on arrachait même les fougères à la main ! ». Aujourd’hui, Bernard et Catherine guident avec plaisir et fierté vers quatre prairies ouvertes aux quatre coins de l’île. Un trésor de biodiversité sur lequel ils veillent en bons protecteurs de la nature. « Toute une flore qui dormait sous les buissons a été réveillée et a attiré de nombreux insectes », raconte Bernard. Deux cents espèces végétales et presque autant d’insectes ont été identifiés sur Creïzic. Catherine en tient l’inventaire précis et précieux. « On ne s’imagine pas autant d’univers sur à peine 3,5 hectares… L’île a une existence propre, c’est vraiment de cette façon que je la ressens ».

Encore aujourd’hui, « on ne sait pas vivre l’île autrement qu’en y travaillant », admet le couple de Robinsons. Sans s’en plaindre, et en s’émerveillant toujours des moments de grâce que leur réserve Creïzic. Un beau coucher de soleil sur le golfe ou la visite inopinée d’un écureuil, venu par la mer. « Saviez-vous que les écureuils nagent bien ? », s’en amuse Catherine.

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