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Plaudren

Un peu d’Histoire…

Plaoren. Il s’agit de la ploue (paroisse primitive remontant au Haut Moyen-âge) fondée par Saint Altroen ou Audren, éponyme également de Châtelaudren. La commune est au coeur des Landes de Lanvaux. Elle est occupée au moins depuis le néolithique, comme le prouvent les nombreux mégalithes situés sur son territoire.

Plaudren est une commune primitive, une paroisse très vaste comprenant à l’origine les trèves de Locqueltas et de Monterblanc. Le Saint honoré ici est Saint Bily, évêque de Vannes, qui fut décapité, dit-on, au village du même nom à l’Est de la commune.

Plaudren est une commune verte, avec le bois du Golhut au nord et le vaste bois de Saint Bily à l’Est. La commune est à la frontière entre Bretagne bretonnante et gallo. Fière de son appartenance au breton comme le démontre l’église qui abrite une très belle fresque en mosaïque et en langue bretonne.

Le symbole de Plaudren est l’écureuil, ar rah koëd en breton, qui signifie chat des bois. Il est vrai que ce petit rongeur s’observe facilement dans les bois et bosquets de la commune ! Plaudren se situe entre Saint Jean Brévelay au Nord, Locqueltas à l’Ouest, Elven et Trédion à l’Est et Monterblanc au Sud. La commune abrite de nombreuses traces des différentes époques traversées : mégalithes, voies et camp romains, chouannerie..  

Gentilé des habitants : Plaudrinois et Plaudrinoise.

Eglise Saint Bily

Antique paroisse, Plaudren possédait depuis des siècles une église située à l’emplacement exact de l’actuelle et entourée de son cimetière où des pierres hémisphériques attestaient l’antiquité du site (on peut encore percevoir aujourd’hui certains de ces éléments autour de l’église, qui affleurent de terre).

L’ancienne église était « une pauvre bâtisse sans style et sans caractère » selon l’architecte Ménard. Déjà malmenée par les événements, puisque la tour s’écroula en 1731, l’église eu beaucoup à souffrir pendant la Révolution. Au début du XIXe siècle, on réclama des réparations, car les lambris pourrissaient et certaines pièces se détachaient carrément de l’ensemble.

C’est en 1886 que l’on se préoccupa réellement de sa reconstruction. Dès 1890, le recteur prit contact avec l’architecte Ménard qui ne fut appelé au départ que pour la reconstruction du choeur, mais qui élabora un plan audacieux pour une nouvelle église. Le Préfet de l’époque l’obligea a plus de modestie et de retenue et la dépense fut réduite de moitié quasiment. Le nouvel édifice religieux présente malgré cela un aspect monumental. Elle s’impose par l’importance de son élévation, l’ampleur de son vaisseau, la couleur dorée de ses pierres.

De style néo-romane, ces réminiscences de ce style se retrouvent partout : dans le plan en croix latine avec son abside semi circulaire et les absidioles sur les ailes du transept, dans les ouvertures en plein cintre jumelées aux pignons, triplées sur la chambre des cloches, avec un larmier pour en accuser la courbure.

Construit dans l’oeuvre, le clocher est précédé d’un avant corps qui fait office de porche et dont l’arcade prend appui sur des colonnes de granit, à l’intérieur d’un pignon triangulaire. les contreforts se hissent jusqu’à la chambre des cloches, encadrée de colonnes d’angle. 

A l’intérieur, cette impression d’espace domine. Le lambris verni qui entoure l’abside ne se détache que plus vigoureusement, surtout depuis qu’il est dominé par une large bande mosaïque où se lit en lettre d’or : « IHS E SAKREFIS EN OVEREN JEZUS HUR SALVER E ZISCHEN » (Au sacrifice de la messe, descend Jésus, notre sauveur).

Cette inscription en Breton rappelle l’attachement de la commune à sa culture bretonnante, alors que de l’autre côté de l’Arz, la rivière qui sert de limite administrative, le Gallo domine largement.(Description architecturale extraite du livre « Eglises et Chapelles du Pays de Lanvaux » de Joseph Danigo, Imprimerie régionale, 1983).

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