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Les manoirs et châteaux

Chateau dans la foret

Manoir de Kerleguen (XVe – XVIe – XVIIIe)

Propriété privée.


C’est une construction en équerre avec une tour d’angle. Le manoir est prolongé vers l’Est au début du XVIIe, par un bâtiment de service. Vers le Sud, au XVIIIe, par un autre bâtiment à usage de remise et de bûcher. Jusqu’à la Révolution, il est le siège d’une cure dont les titulaires sont recteurs de Grand-Champ, comme Cillard de Kerampoul, auteur d’un dictionnaire Breton.

De l’époque médiévale, le manoir a conservé l’aspect austère et ses principaux éléments originels. En particulier une porte d’entrée surmontée d’une accolade dont une branche repose sur une console armoriée, deux fortes gargouilles et deux lucarnes à meneaux très dépouillées. Le manoir se visite durant la période estivale et pendant les Journées du Patrimoine en septembre. Le monument est inscrit I.S.M.H. 

Il existe encore les ruines d’une chapelle domestique sur le domaine. Elle est plus ancienne que le manoir et était dédiée à Saint Gobrien, évêque de Vannes. Accolée au mur méridional de l’enclos, on y accédait de la cour aussi bien que de l’extérieur, ce qui permettait de l’ouvrir au public. Selon l’abbé Cillard, on s’y rendait en procession le jour des Rogations et le Pardon se célébrait le dimanche qui suit le Rosaire.En 1771, elle reçut une cloche de 71 livres dénommée « Marie de Saint Gobrien ».

 Le manoir fut vendu en 1861 par la fabrique, mais la chapelle demeura paroissiale. En 1899, elle fut vitrée par Laumonnier de Vannes. Elle abritait alors la statue en bois de Saint Gobrien et celle en plâtre de Saint Marc.

Le manoir de Kermainguy (XVe)

Propriété privée.

Le manoir conserve tous les caractères de la maison seigneuriale de la première moitié du XVe. La paroisse comptabilise alors une douzaine de seigneuries comme celle-ci. Elles font partie de la puissante Seigneurie de Largoët qui va des bords de la Vilaine à la rivière d’Auray (Le Loc’h).

La façade principale du monument est exposé à l’Est, s’ouvrant sur une cour autrefois close par un portail armorié. Le bâtiment se compose de trois niveaux surmontés d’un étage sous combles et desservis par un escalier à vis contenu dans la tour  polygonale hors oeuvre, dont le niveau supérieur est occupé par une chambre de guet. 

Au XIXe, une porte est percée dans la cuisine dont la fenêtre est agrandie. Mais la façade a gardé toutes ses autres ouvertures anciennes. Ce manoir gothique est sans doute dans la région vannetaise celui qui a subi le moins de transformation depuis ses origines.

Selon un document du 8 septembre 1464, le manoir a pour seigneur Jehan de Muzillac, sire de Kermainguy. Vers 1520, il devient la propriété de Cyprienne de Rohan, fille de François de la Feuillée. A la mort de celui-ci en 1538, le manoir devient la propriété de Jacques de Sesmaisons et au siècle suivant, à la famille de Bréafort (XVIIe).

En 1705, suite aux décès des héritiers de cette dernière famille, les biens échoient à la famille de Monty qui conserve le manoir jusqu’à la Révolution. On peut apercevoir le manoir depuis les hauteurs du circuit de randonnée de Botsegalo par exemple.

Château de Penhouët (XVIIIe)

Propriété privée.

Situé à l’orée du bois, comme l’indique son nom Breton (Pen : tête ; hoët : bois) le château était un lieu de passage fortifié sur le Loc’h. On y mentionne déjà un manoir au XVe.L’actuel édifice est construit au milieu du XVIIIe par Blévin, sieur de Penhoët.

La date de 1756 gravée sur le fronton correspond à celle de l’achèvement du chantier. Il sera la propriété successive des familles d’Arradon (XVIe), Drouet et Blévin. La seigneurie est érigée en marquisat en 1620.En avant de la cour, deux pavillons renferment, l’un une chapelle et l’autre une orangerie. Selon la tradition, les jardins seraient attribués au célèbre jardinier Le Nôtre.

Sous la chouannerie, Penhoët sera alternativement le siège des états-majors royaliste et républicain.Le 21 février 1671, on célébra dans la chapelle de Penhoët le mariage entre Julien Blévin et dame Nicole de Cosnoal, mais la chapelle actuelle semble plus tardive.Le château fut également la propriété, durant plusieurs années, du célèbre couturier Karl Lagerfeld.

 Située à droite de l’entrée, elle présente autour de la porte occidentale des ornements néo-classiques : pilastres plats et fronton curviligne. On les retrouve, à l’intérieur, dans la niche de la Vierge qui surmonte l’autel. Les fenêtres latérales s’ébrasent largement à l’extérieur.

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