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Grand-Champ

village de lopereh

Gregam

La commune compte parmi les paroisses primitives du diocèse. Avant la Révolution, son étendue était importante, puisqu’elle comprenait les communes actuelles de Brandivy et Locmaria Grand-Champ, et même une partie de Colpo.

Grand-Champ est tiré fort probablement de son nom gallo-romain Grandi-Campo que l’on retrouve dans certains écrits de 1224.Le nom de la commune est toutefois sujet à controverse, puisque certains vous diront que son nom vient de sa situation géographique et signifiait « grande étendue », d’autres que le nom provient d’un ancien grand camp romain, et quelques-uns retiennent son nom breton pour en traduire « Ker Gamm » signifiant « le village du boiteux « (référence au Roi Stevan ?).

Son nom breton ne provient pas de son origine gallo-romaine. Un certain Cillart évoque « Kercamp », le village du camp, pour expliquer le terme bretonnant.Grand-Champ est le chef lieu du canton. Son dynamisme associatif et commercial en fait une commune où il fait bon vivre aux portes de Vannes.

La commune est délimitée à l’Ouest par les communes de Brandivy et Plumergat ; au Nord par Moustoir’Ac et Colpo ; au sud par Plescop et à l’Est par Locmaria Grand-Champ et Meucon.La crête granitique des Landes de Lanvaux domine au Nord de la commune par les bois de Botsegalo.

Grand-Champ est le siège de plusieurs siècles d’histoire depuis le Néolithique. Au cours des XVIe et XVIIe siècles, les seigneurs locaux dressent chapelles et manoirs. A la Révolution, les habitants prennent fait et cause pour la Chouannerie et s’oppose à la constitution civile du clergé (Georges Cadoudal y séjourna à maintes reprises). Le territoire est envahi à plusieurs reprises par les chouans qui coupent l’arbre de la Liberté, au cours de l’une de ces incursions, le 15 mars 1794…

Eglise Saint Tugdual

L’édifice ancien était encore en place durant la première moitié du XIXe. Pourtant, au lendemain de la Révolution, l’église était en ruine. Dès la reprise du culte, les paroissiens se pressèrent à réaliser les réparations d’urgence, mais au cours des années suivantes, les magistrats de la commune demandèrent des subsides pour refaire la couverture, blanchir les murs intérieurs et compléter le mobilier.

En décembre 1816, la foudre s’abat sur le clocher provoquant la chute de la flèche qui défonça la toiture et fragilisa sérieusement la tour. Le devis coûteux fut pris en compte par le Roi « en considération des preuves de dévouement et de fidélité » lors des troubles révolutionnaires. C’est le 10 août 1817 que l’église restaurée fut fêtée. L’évêque Beausset bénit la croix et hissa le drapeau blanc de la monarchie après une procession dans le bourg, jusqu’en haut de la tour au son de « Vive le Roi, vive la famille Royale ! ».

Mais la restauration fut jugée sans élégance, et elle fut reconstruite en même temps que l’église, dont la première pierre est posée le 20 août 1865.L’église actuelle forme une croix latine avec deux sacristies en appentis le long du choeur. Elle est construite en moellons de granit avec revêtement appareillé sur la face externe des contreforts.

Par raison d’économie, le choix de la pierre blanche fut fait pour les corniches et l’encadrement des baies, comme pour les colonnes intérieures. Le style général est celui du néo-gothique, alors à la mode. La nef est précédée à l’ouest d’un clocher, tout en appareil de granit. La tour carrée s’élève en deux étages.

Sur la plate-forme, cernée d’une corniche à modillons, se dresse une flèche polygonale, entourée à la base des pyramides d’angle et de fenêtres étirées qui appelaient pour elle une plus grande élévation.

Le vaisseau se compose d’une nef, d’un transept et d’un choeur terminé par une abside à trois pans. L’intérieur offre le contraste de ses pierres apparentes avec la blancheur éclatante des colonnes et des voûtes. L’église abrite deux vitrines contenant des chasubles brodées de fil d’or et d’argent, les plus anciennes connues dans le Morbihan, ainsi qu’un resplendissant trésor d’orfèvrerie.

Calices, patènes, encensoir, croix de procession, etc. sont autant de pièces uniques et remarquables que vous pourrez admirer. Un exemple : Un calice du milieu du XVIIe en argent doré. Il provient de la chapelle Notre Dame du Moustoir. C’est une pièce essentielle du Trésor. En argent doré repoussé, le pied a treize centimètres de diamètre, la coupe en a neuf. le dessus du pied est ciselé d’une croix. Les collerettes de la tige sont renflées et ornées de perles. Le noeud ovoïde est réhaussé de feuilles d’acanthes et de trois angelots. La coupe, lisse, a la forme d’une tulipe. Trois poinçons, deux sur la coupe, un sous le pied, attestent de l’authenticité de ce calice classique.Ils renseignent aussi sur son origine : le « E » couronné correspond à la communauté d’orfèvrerie d’Angers. L’orfèvre au poinçon « P G », lettres séparées par une clé et couronnée, n’est pas identifié.

Les événements…

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