Logo Vannes

Brandivy

etang foret de brandivy

Un peu d’histoire…

Bredeui (on retrouve également l’écriture Brandevi en 1447), l’origine Bretonne de son nom explique déjà la position géographique de la commune : « Bran » ou « Bren » signifie colline et Divy, le Saint auquel est dédié la commune (Evêque de Ménévie en Grande-Bretagne dont le culte passa en Armorique).

En effet, Brandivy est située sur une colline qui domine la vallée où coule paisiblement le Loc’h, rivière qui prend sa source à Plaudren et se jette dans le Golfe du Morbihan, au joli port de Saint Goustan, à Auray. Durant le Moyen-âge, Brandivy abrite plusieurs mottes féodales, dont on devine encore les traces dans la campagne (étang de la forêt, route de Pluvigner…). La plus célèbre de la région est repérable à l’étang de la forêt où subsistent les ruines du château construit vers l’An Mille par le Baron de Lanvaux, l’une des plus vieilles baronnies de Bretagne.

Ancienne trève de Grand-Champ, Brandivy a été érigée en paroisse distincte à la suite du Concordat de 1802 et en commune indépendante en 1862. Mais c’est dès 1790 que les tréviens de Brandivy, persuadés qu’une ère de liberté s’était levée au lendemain de la Révolution, adressaient au Directoire, en vue de s’affranchir de Grand-Champ, une demande d’érection en commune. La pétition fut repoussée.

La campagne Brandivienne cache des joyaux d’architecture, mais aussi de modestes bâtisses religieuses ou d’habitation traditionnelle au charme non moins intéressant. Le parimoine naturel est ici un trésor que l’on préserve jalousement, et de nombreuses espèces animales ou végétales en profitent pleinement, y trouvant là parfois comme un dernier refuge…

L’église Saint Aubin (XIXe)

L’ancienne église tréviale fut entièrement dévastée le 4 juillet 1728 par un incendie fatal. Elle fût rebâtie quatre ans plus tard, en 1732. Durant la Révolution, une cloche et une partie des stalles de l’Abbaye de lanvaux vinrent compléter l’édifice. Mais au cours du XVIIIe siècle, l’édifice devint trop étroit pour les besoins de la population. Les recteurs envisagèrent donc de reconstruire une église neuve. En 1852, une première tentative échoua devant l’opposition du maire de Grand-Champ qui préféra une route. Mais en 1862, lorsque la paroisse devint commune, un recteur du nom de Ehanno trouva l’église fort délabrée et s’empressa de présenter la requête auprès des nouveaux élus, en vain…

Le maire, malgré l’avis favorable du Conseil de Fabrique et l’insistance du Préfet, préféra la construction d’une mairie-école. Alors, en 1884, le recteur se retourna vers la générosité de ses paroissiens. Bien lui en a prit, les travaux allèrent rapidement et dès janvier 1885, le choeur et le transept peuvent servir. La nef et la tour suivent presque avec autant de rapidité. Monseigneur Bécel bénit la nouvelle construction le 22 décembre 1885. Après plusieurs péripéties, la nouvelle flèche fut mise en place en 1902.

L’église est de style néo-gothique industrielle. En forme de croix latine, elle est construite en moellons de granit revêtu d’un enduit. Aux pignons du transept, les fenêtres sont faites de deux lancettes jumelles surmontées d’un oculus. Le clocher fait corps avec la façade occidentale percée d’une porte en arc brisé à double rouleau.Les ouvertures de la chambre des cloches s’apparentent à celles des croisillons et la flèche polygonale, en pierre de taille, cantonnée de clochetons ajourés, hisse son coq à près de trente mètres et domine la verdoyante vallée du Loc’h.

A l’extérieur du mur sud du choeur est adossé un petit monument érigé en 1888. C’est l’abbé Guilloux, vicaire de la commune, qui en fut l’instigateur à la mémoire de l’abbé de Lanvaux et évêque de Vannes Ruaud dont il pensait avoir découvert les restes dans les ruines de l’église abbatiale.

mattis venenatis, Aliquam venenatis sed felis eget ipsum luctus justo