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Portrait d’Hervelyne Guilloux

Fendre les flots avec douceur, inspirer à plein poumons un air revigorant, laisser filer le temps, admirer les oiseaux se prélassant sur les îles désertes du Golfe du Morbihan…

Kayak de mer L’éco-rando à fleur d’eau

Fendre les flots avec douceur, inspirer à plein poumons un air revigorant, laisser filer le temps, admirer les oiseaux se prélassant sur les îles désertes du Golfe du Morbihan… Ce sont les promesses tenues d’une escapade hors-saison à bord d’un kayak de mer…

Bonnet vissé sur la tête, moufles aux mains, gilet de sauvetage par-dessus la polaire, nous quittons la Pointe du Ruault à bord d’un Belouga, un kayak de mer très stable qui nous met vite en confiance sur un plan d’eau particulièrement calme et lumineux ! L’air est frais et vivifiant. Très vite la carène
de notre embarcation prend de la vitesse, quelques bancs de poissons nous escortent, filant à toute allure. Nous pagayons de concert et trouvons tranquillement notre rythme de croisière.

Hors-saison, on a un paysage animalier et sonore privilégié !

« Naviguer sur le Golfe du Morbihan en automne et même en hiver, pour peu que le Nordet soit faible, est vraiment très agréable. Nous avons la chance d’avoir un terrain de jeu intéressant en toute saison », explique Hervelyne Guilloux. Hervelyne est animatrice des éco-balades touristiques en
kayak de mer « Sentiers marins ». Ancienne championne, de la discipline, elle a toujours eu la Bretagne comme port d’attache. Même si son parcours l’a conduit sur toutes les mers du monde, cette native des Glénan est restée fidèle à ses racines et partage désormais sa passion tout en sensibilisant
aux pratiques respectueuses de l’environnement marin !

Rester discret

Dans son sillage, nous découvrons un paysage entre ciel et mer. Les îles et le continent se confondent tant la perspective est trompeuse en mer…
En restant à une distance raisonnable pour ne pas perturber la faune marine, nous apercevons hérons, aigrettes garzette, cormorans et quelques goélands bruns et marins. « Cette période est parfaite pour observer les oiseaux. Mais nous devons rester discrets car c’est la période des nidifications. On ne va surtout pas aller les déranger… En été, c’est plus compliqué de voir ces oiseaux. Hors-saison, on a un paysage animalier et sonore privilégié ! ».

Zigzaguer entre les îles et îlots

Contournant l’île aux Œufs, nous faisons route vers l’île Iluric, une île privée où l’on pourrait beacher… Mais la réglementation nous interdirait
de nous aventurer au-delà d’une zone de servitude équivalent à un mètre de la plus haute marée. Nous la laissons alors à bâbord pour rejoindre l’île
Ilur, une île du Conservatoire du littoral gérée par le Parc Naturel Régional du Golfe du Morbihan. Quatrième île du Golfe du Morbihan en termes
de superficie, nous pouvons y débarquer moyennent un petit bain à mi-mollet… Bizarrement l’eau est plus chaude ici qu’à la Pointe du Ruault ! Et franchement ça passe !

Habituée des lieux, Hervelyne nous fait découvrir ses coins secrets pour profiter d’un panorama incroyable sur tout le golfe. Nous croisons l’équipe du Parc Naturel Régional (PNR) à la recherche d’un mouton égaré… Xavier Le Gallo, le nouveau gardien de la petite île vient facilement à notre rencontre et nous invite à pénétrer au coeur d’Ilur en empruntant les chemins balisés. L’île jouit d’une belle richesse tant au niveau de sa biodiversité que de son patrimoine vernaculaire. En longeant des murets de pierres sèches, nous entrons dans un petit hameau autrefois habité par des paysans agricoles. En pleine restauration, les habitations sont bordées de prunelliers, d’aubépines, de mûriers… Il nous faudra revenir à la belle saison : on imagine les mille couleurs lors de la floraison… mais pour l’heure, qu’il est agréable de déambuler au milieu des herbes folles et d’apprécier ce moment privilégié ! Cette impression d’avoir le golfe pour nous seuls, en avant-première et en mode VIP !