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Gwened au fil de son patrimoine

  • Durée : 4h15
  • GPS : 47.651434301308605, -2.7587971584546893
  • Distance : 17 km
  • Départ : Office de tourisme de Vannes - Quai Tabarly
  • Difficulté : Moyen

Gwened get red he glad – Balisage jaune n°8

Au départ du Port de Vannes, ce parcours modifie l’image traditionnelle de la ville en allant vers les quartiers de la périphérie. C’est un voyage dans le temps et l’espace. Si, de plus, vous vous intéressez au patrimoine bâti, de belles découvertes vous attendent au détour d’un chemin : manoirs, châteaux, maisons XIXème et quartier début XXème.

La visite du nouveau Centre d’interprétation de l’Architecture et du Patrimoine (CIAP) complète agréablement cette balade et permet de mieux comprendre l’architecture de la ville de Vannes.

Le parcours permet d’admirer les maisons à pans de bois, notamment dans la rue St Patern, les « portes » des remparts de l’ancienne ville fortifiée, les lavoirs sur la rivière la Marle. La visite du Centre d’Interprétation de l’Architecture et du Patrimoine (CIAP) à l’Hôtel de Limur complète le parcours.

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DÉTAIL DU CIRCUIT

Longer la Rabine du côté de l’Office de Tourisme sur 1 km.

Le Port

A l’époque gallo-romaine, le port se situait à l’emplacement de la Préfecture, au sud de la colline de la cité gallo-romaine de Darioritum.

Au cours des siècles, l’envasement progressif provoque un déplacement du port vers le sud. On remarque plusieurs maisons à pans de bois construites aux XVI et XVIIe siècle le long du quai.

LA RABINE

En 1675, suite à la révolte du Papier Timbré, Louis XIV réprime les parlementaires de Rennes et les oblige à s’exiler à Vannes.

L’arrivée de plus de 7000 personnes bouleverse une cité qui compte alors 10 000 habitants. A partir de 1717, la ville plante, sur la rive droite, le long de l’ancien quai au vin du XVIIe siècle, quatre rangées de jeunes ormes pour une promenade ombragée.

Cet espace paysagé entre le quai et les maisons du port porte le nom de Rabine, qui qualifie en breton les allées plantées d’arbres.

La création de la Rabine traduit le souci d’embellissement des villes au XVIII siècle. Les promenades publiques ainsi aménagées sont des endroits où la bourgeoisie aimait se promener et afficher en quelque sorte sa réussite sociale.

Quitter l’esplanade à la hauteur de la rue Philippe Lebon (3eme rue à droite) et tout de suite à gauche obliquer dans l’impasse Lebon. Tourner à droite rue du Pont Vert et encore à droite au débouché sur la rue Madame Mollé.

MAISON DU RUMOR (52 RUE MADAME MOLLÉ)

Cette maison faisait sans doute partie de la Seigneurie de Kervénic. Composée de plusieurs corps de logis, elle était, lors de sa construction, au XVIème siècle, en bordure de la Marle non canalisée.

Traverser la rue Paul Valéry. Dans le virage, monter par les escaliers et l’Allée Romain Rolland à la Place Anatole France. Traverser la rue Rumor et suivre l’impasse du même nom qui conduit au Jardin de Trussac. Traverser le jardin et descendre vers la sortie rue Rumor.

MANOIR DE TRUSSAC

Cette maison noble a été érigée au 16e siècle. En 1968, la Ville acquière cet édifice et le restaure en 1982-1983.

Le manoir abrite les ateliers artistiques de la ville. Visible de la rue Albert 1 er , la partie la plus ancienne de l’édifice date du XVIème siècle. On remarque des rangs de boulins servant de pigeonnier.

A l’angle de la rue du manoir, on voit la forme initiale du pignon sud et le déversoir d’un évier. L’ensemble présente à l’arrière un haut-corps de bâtiment massif et trapu sur trois niveaux remontant au XVIIe siècle.

Le manoir possède dans sa deuxième partie une double entrée, cochère et piétonne. La façade actuelle sur cour ressemble à un damier. Sa partie en pan de bois du 19e siècle a dû remplacer un aménagement similaire plus ancien.

Suivre à droite la rue de la Brise. Tourner à droite rue de Kervénic puis tout de suite à gauche rue des Castors et encore à gauche par la petite rue des Fleurs d’Ajoncs.

QUARTIER DES CASTORS

Ce lotissement créé en 1953 comprend 54 maisons construites par la Société des Castors Vannetais et 7 types de maisons individuelles bâties par la société « Baticoop ».

Le mouvement des Castors est un mouvement coopératif d’auto-construction né après la 2de Guerre mondiale en France pour faire face à la crise du logement et favoriser la maison individuelle.

Devant la piscine de Kercado, traverser la rue Winston Churchill et entrer dans le parking à gauche. Traverser le Stade de Kercado et la piste d’athlétisme. Emprunter l’allée bordée d’arbres. Rue Montaigne se diriger à droite.

QUARTIER DE KERCADO

Le quartier porte le nom du manoir de Kercado. Le quartier s’est beaucoup développé après la Seconde Guerre mondiale sous l’effet d’une croissance économique et de besoins en logements sociaux.

Suivant les plans de l’architecte Guillou, le quartier comprend des établissements d’enseignement, un complexe sportif avec piscine, un centre paroissial, un centre commercial et un centre social.

Traverser la rue Guillaume Le Bartz et pénétrer dans le parc des Vallons de Kercado. Suivre l’allée à droite et continuer dans la même direction.

LES VALLONS DE KERCADO

Sur une superficie de 25 000 m2, ce parc de proximité est vallonné avec un petit plan d’eau et de grands chênes. Il a été créé sur d’anciennes prairies encore agricoles dans les années 1970. Puis la transformation du quartier de Kercado lui a donné une destination de « terrain d’aventure ».

Durant les années 1990, la forme a été retravaillée pour aboutir à son format actuel de parc aménagé avec : aires de jeux, bassin en eau, reliquat de haies bocagères et espaces horticoles.

Traverser la rue des Vénètes et suivre la rue de l’Amiral Defforges. Après la rue des Chênes verts, suivre le sentier puis l’allée des Troènes. Traverser la rue Jérôme d’Arradon pour emprunter l’Avenue J.M. Becel.

MAISON DU XX Ème

L’avenue Jean-Marie Bécel est créée en 1897 sur un ancien chemin transversal partant du carrefour de la Madeleine et rejoignant l’ancien chemin d’Arradon. La plupart des maisons ont été construites dans les années 1930. Certaines ont gardé le style architectural de cette époque.

Place de la Madeleine, prendre à droite l’Avenue Franklin Roosevelt.

RÉSERVOIR D’EAU – AVENUE FRANKLIN ROOSEVELT

Ce type de réservoir d’eau non enterré est extrêmement rare. Au niveau national, le château d’eau est le plus fréquent.

Dans les années 1890, la ville de Vannes décide la construction d’un nouveau réservoir d’eau potable pour stocker l’eau acheminée depuis les sources de Meucon. De ce réservoir partent deux conduites, une qui alimentent 5 fontaines à poussoir et 13 bornes d’arrosage, l’autre destinée à amener les eaux chez les particuliers.

L’élément le plus remarquable de cet ouvrage d’art se trouve à l’intérieur, la chambre des robinets-vannes, témoin exceptionnel de l’architecture industrielle de la fin du XIXe siècle. Le réservoir n’est plus en fonctionnement.

MAISON XIX ÈME

A la fin du XIXème siècle, l’Avenue Franklin Roosevelt est aménagée à la place de l’ancienne route d’Auray. Elle garde un caractère monumental d’entrée de ville par le bel ensemble de maisons de cette époque de style villégiature, comme celles construites en bordure de mer (La Trinité, Quiberon, pour ne citer que les stations morbihannaises).

Les meilleurs architectes vannetais ont attaché leur nom à certaines de ces maisons ainsi Caubert de Cléry pour l ́exceptionnel Hôtel de Favret au n°20. De la rue, on peut remarquer les jardins privatifs sur la rue, l’emploi de la pierre de taille, l’élégance des façades, l’élévation des étages, les toits complexes.

Tourner à gauche rue Texier Lahoulle puis à gauche rue Jean Frélaut et Rue Rouget de Lisle. Descendre la rue Garigliano.

CROIX DE CHEMIN DITE « CROIX DE KÉRIZEL »

La Croix du Bondon date du Moyen-Age et se situait sur l’ancienne route de Plescop. Elle rappelle le martyre de Sainte Tréphine décapitée à la hache. On peut aussi y voir un symbole professionnel.

Descendre à droite et entrer dans le Parc de Rohan. Cheminer le long du ruisseau. Ressortir sur l’Avenue G. Pompidou.

PARC DE ROHAN

Ce petit parc vallonné qui borde le ruisseau de Rohan, a été aménagé en 2021. Jusqu’en 1996, il appartenait à la congrégation des sœurs du Sacré Cœur qui avaient la Clinique du même nom.

Après le déménagement des cliniques, le parc a été abandonné. En 2021, il a été cédé à la ville de Vannes qui l’a ouvert aux promeneurs.

Traverser devant la grande surface puis tourner à gauche rue Jean Oberlé. Prendre la rue Taslé à gauche. Dans la rue des Grandes Murailles, trouver le passage souterrain sous les voies de chemin de fer. Longer le domaine du Collège N.D. Le Ménimur.

Remonter la rue de Metz. Suivre la rue de Kérizac et trouver le passage entre 2 maisons qui permet l’accès à la passerelle au-dessus de la voie expresse RN 165 Nantes-Lorient.

PARC DE KÉRIZAC

Poumon vert du quartier de Ménimur, ce parc occupe une superficie de 30 000 m2, avec plusieurs aires de jeux et de fitness sur une grande prairie plantée d’arbres et bordée de quelques haies bocagères. Il a été créé dans les années 1970 au même moment que les « 3 tours de Kérizac » qui le surplombent.

Dans le parc, cheminer par la droite en longeant la lisière du bois.

EGLISE SAINT GUEN

Construite en 1967, dans le quartier de Ménimur, sur les plans des architectes Jacques-Henri Maisonneuve et Erich Kasper, l’église Saint-Guen est l’une des quatre églises consacrées à Vannes au XXème siècle.

Géométrie et lumière sont les maîtres-mots de cette architecture : figures élémentaires avec le triangle pour module, symbolique de la pyramide, intérieur clair et accueillant sous une charpente en lamellé-collé, vitraux de Claude Guillemot dessinant une bande colorée entre maçonnerie et toiture.

Elle bénéficie du label architecture contemporaine remarquable qui signale les éléments exceptionnels du XXe siècle.

A la sortie du Parc de Kérizac, tourner à droite et descendre l’Avenue du 4 août jusqu’au pont de la gare. Prendre alors à gauche. Passer devant la gare SCNF et le Centre Hospitalier.

LA GARE

Le chemin de fer arrive à Vannes en 1862. C’est une révolution pour les échanges de voyageurs comme de marchandises. Le bâtiment de la gare est édifié selon les plans de l‘architecte Leroux à l’identique pour toutes les gares de la Compagnie du Paris-Orléans (CPO).

Giratoire du Général Le Troadec : Suivre la rue du 18 Juin 1940 et ensuite la 1ere rue à droite Allée Mathieu Le Clerc. Longer le parc de l’Hôpital.

CHBA – HÔPITAL P. CHUBERT

Le centre hospitalier a une longue histoire. A l’origine, un édit royal de Louis XIV rend obligatoire la création d’hôpitaux généraux dans les principales villes du Royaume.

L’Hôtel Dieu Saint-Nicolas est fondé à Vannes en 1684 et implanté près de l’église Saint-Patern, administré par le clergé avec pour vocation première d’abriter les plus pauvres. Au fil du temps s’impose la nécessité d’un nouvel hôpital général. Le choix est fait de développer une architecture pavillonnaire selon le principe de l’isolement : chaque maladie, puis chaque malade est isolé au sein des pavillons.

Au cours des XIXème et XXème siècle, l’Hôpital est agrandi, rénové, transformé. En 1946, il prend le nom de son Vice-président, Prosper CHUBERT mort en déportation. En 2000, les centres hospitaliers de Vannes et Auray se réunissent et constituent désormais le Centre Hospitalier Bretagne Atlantique : le CHBA.

Sur la rue du 50e RC, tourner à gauche rue du Grador. Traverser la rue de Verdun appelée aussi rue des Casernes.

QUARTIER DES CASERNES

C’est un quartier résidentiel qui se met en place dès la fin du XIXe siècle lors de l’implantation des casernes pour répondre au besoin en logement engendré par la population militaire travaillant à proximité.

Depuis 1963, la Ville de Vannes héberge le 3eme RIMA (Régiment d’Infanterie de Marine).

Suivre la rue du 35e RA puis du 28e RA de Vannes puis du Colonel Bourgouin. Cheminer dans le Parc de Valombois A l’Avenue du Général Delestraint, suivre la piste cyclable à droite puis la rue du RICM, la rue Mozart puis à gauche le sentier en limite de terrain militaire. Traverser l’Avenue Edouard Herriot et continuer en face par la liaison J. Martin / E Herriot.

Traverser la rue Jean Martin et prendre en face rue H. Guillaumet. Tourner à droite sur la rue P.G. Latécoère. Dans le virage à gauche, trouver l’accès au Parc de Tohannic. Faire 3⁄4 de tour de l’étang. Dans le bois, longer le mur de pierres du château de Limoges par la gauche.

PARC DE TOHANNIC

Le Parc date du milieu des années 1990. Cet espace vert entoure un plan d’eau constituant un bassin de retenue des eaux pluviales en cas d’orage.

Les promeneurs peuvent y observer de nombreux oiseaux d’eau (martin pêcheur, foulque macroule, poule d’eau, grèbe castagneux…). Une aire de jeux inclusive a été aménagée en 2020.

Remonter l’Allée de Limoges. Presque devant le Château, s’engager à gauche dans l’espace vert qui longe le cimetière de Calmont.

CHÂTEAU DE LIMOGES

Situé sur la butte de Calmont dans un grand parc clos de murs, le château actuel semble avoir été édifié dans la seconde moitié du XVIIème siècle pour François-René de Trévégat, conseiller au Parlement de Bretagne.

Imposant par la dimension de ses fenêtres, la forme de sa toiture et la position des lucarnes, le pavillon nord, plus haut que la partie centrale, pourrait être de quelques dizaines d’années plus récent. C’est une propriété privée.

Avenue Raymond Marcellin, suivre la piste cyclable à droite jusqu’au giratoire et suivre le fléchage V45. Traverser la rue Jean Jaurès.

Prendre à droite la 1 ère sente et trouver un petit giratoire. Poursuivre par la rue Becquerel. Descendre le chemin du Mintier à gauche.

Rue du Commerce, tourner à droite. Juste après le chantier naval, descendre vers les quais et retrouver le GR©34. Prendre à droite et remonter le quai jusqu’à la Place Gambetta.