Mathieu Feurprier

Mathieu Feurprier

Embarquez à bord du mythique Pen Duick et faites connaissance avec Mathieu Feurprier


Rencontre avec Mathieu Feurprier, skipper de Pen Duick

 

Cet enfant du pays est basé depuis 2004 à Lorient -port d’attache de Pen Duick et de l’association Eric Tabarly- mais revient régulièrement dans le Golfe où vit toute sa famille.

Comment êtes-vous devenu skipper de ce bateau mythique ?

J’ai d’abord été équipier pendant une saison puis Pierre Marcel, le skipper de l’époque, m’a proposé de prendre la suite car il souhaitait se consacrer à la réalisation d’un film sur Eric Tabarly. Auparavant, j’ai suivi un cursus classique à l’école de voile du Crouesty puis à l’INB Professions Nautisme de Concarneau qui m’a formé au Brevet de skipper.

Vous avez donc tiré vos premiers bords dans le Golfe ?

Tout à fait ! J’ai grandi à Arzon sur la presqu’île de Rhuys et goûté à la voile dès le plus jeune âge avec mes parents qui ont un voilier dans l’anse de Kerners, face à l’Ile aux Moines. J’ai également appris sur Optimist puis dériveur, catamaran et enfin habitable entre le Crouesty et La Trinité.

Pen Duick a également passé un certain temps au Crouesty, n’est-ce pas ?

Oui mais sur le terre-plein du port avant les travaux d’extension. Il est aussi resté 10 ans à Arzon, avant de repartir en 1985 à Saint-Malo en chantier de rénovation.

Quel est votre parcours de navigation préféré dans le Golfe ?

J’aime particulièrement me balader entre l’Anse Kerners et Gavrinis, en passant par l’île de la Jument puis pousser jusqu’aux îles Houat et Hoëdic ainsi que Belle-Île. Ou sinon tirer des bords devant Port Navalo mais cela n’est qu’un échantillon des nombreux itinéraires possibles. Le Golfe offre un plan d’eau protégé composé d’une multitude d’îlots au charme fou, entre lesquels je prends toujours autant de plaisir à me faufiler.

Quel y est votre meilleur souvenir de navigation ?

La première fois où j’ai régaté à bord de Pen Duick dans le Golfe il y a 5 ans environ. C’était lors de la Semaine du Golfe, un mélange d’émotion et de stress car il fallait tenir compte de nombreux paramètres (beaucoup de bateaux aux comportements très différents, surveiller la hauteur d’eau sous la quille) mais cela reste joliment gravé dans ma mémoire.

Quels conseils donneriez-vous aux plaisanciers qui découvrent le Golfe ?

Avoir le réflexe de regarder les horaires de marées et naviguer avec ces dernières. Si on fait tout à l’envers, c’est toute une aventure ! Egalement faire attention aux hauteurs d’eau. Si votre bateau a 2,50 m de tirant d’eau, ça peut vite devenir problématique mais c’est rarement le cas avec une petite embarcation. Au final, c’est un plan d’eau assez peu risqué car il est très protégé et il n’y a pas de vagues donc il ne faut pas hésiter à se lancer, c’est tellement beau.

Pourra-t-on voir naviguer la Mésange Noire (Pen Duick en breton) dans le Morbihan cette saison ?

Il n’y a pas de programme encore bien défini mais il y a de fortes chances que nous participions aux Voiles Classiques du Morbihan en mai et aux Régates de Port Navalo en juillet.