Assis à la fois sur la mer et sur la terre, les moulins à marée ne sont plus aujourd’hui que les témoins d’un passé disparu. Implantés dans des régions à forte amplitude de marée et de faible dénivellation de la côte, le Morbihan multiplie les sites propices à leur établissement.Depuis le Golfe du Morbihan jusqu’à la rivière d’Etel , on en dénombre un peu moins d’une trentaine.Précurseur de la marée motricité, les moulins à marée sont assujettis à la mer. L’activité du meunier était de fait entièrement rythmée par la marée. Les périodes de travail avaient lieu aussi bien le jour que la nuit, tout en étant cadencées par la périodicité des coefficients de marée.Apparus dans le Golfe du Morbihan dès le XIIème , ils cesseront de tourner dans les années 30. Un dernier sursaut occasionné par la guerre prolongera leur activité pour une dizaine d’années. Il en subsiste encore aujourd’hui, devenu résidences secondaires ou brocante, certains ont su conserver l’authenticité de leur architecture : on peut admirer celui du Hézo, de Noyalo, le moulin du Paluden à Arradon, de Pomper à Baden, Kervilio sur la rivière du Bono, du Berno à l’île d’Arz .